Le ministre Paul Antoine Bohoun Bouabré aura été un des acteurs infatigables dans le processus de réduction de la pauvreté en Côte d’Ivoire, mais qui est longtemps resté dans l’ombre, sans publicité aucune. Convaincu que le travail à faire reste encore beaucoup, il invite les Ivoiriens à s’approprier le DSRP (Document de la stratégie de réduction de la pauvreté). C’est en cela qu’il a réuni les 25 et 26 septembre 2009 à Yamoussoukro, tous les états généraux de son ministère ainsi que les responsables collectivités à s’impliquer dans la mise en œuvre du DSRP.
Depuis sa nomination à la tête de ce département en 2006, le ministre Paul Antoine Bohoun Bouabré a engagé plusieurs réformes. Celles-ci ont été poursuivies en 2007 et 2008. En 2009, le ministre mise sur des actions dites prioritaires. Il s’agit entre autres, de la recherche constante de moyens en vue de la réduction de la pauvreté, en favorisation l’accès de la population aux services publics (soin de santé de base, éducation, accès à l’eau potable à tous…). Le ministre Paul Antoine Bohoun Bouabré a donc foi en l’avenir. C’est la raison pour laquelle, il sollicite des aides de toutes parts. “Aidez-nous à réduire la pauvreté”. Ainsi plaidait-il à Yamoussoukro, auprès des bailleurs de fonds, notamment les institutions de Bretton Woods. Où il a engagé tous les Ivoiriens y compris les non nationaux résidents en Côte d’Ivoire à s’approprier le DSRP.
La vraie solution, c’est le travail des ivoiriens
Cette lourde responsabilité, pour le ministre Paul Antoine Bohoun Bouabré, incombe à la fois à l’Etat ivoirien et aux différents responsables des comités locaux de suivi de la mise en œuvre du DSRP. Vu que les chantiers à bâtir pour atteindre l’objectif final, c’est-à-dire la réduction de la pauvreté sont énormes. “Vous avez la lourde responsabilité de conduire à bon port le projet. Votre succès dépendra de votre capacité de fédérer les efforts de tous. Mettez-vous au travail pour organiser la lutte contre la pauvreté dans vos pôles de développement”, suggère le ministre d’Etat, ministre du Plan et du développement. Ceux que le ministre pourrait qualifier de couroi de transmission de la politique de la lutte contre la pauvreté, ont pour principale tâche: la création de richesse par la valorisation des potentialités locales. Des initiatives qui engagent tous les Ivoiriens au travail où à apprendre à retravailler. “Accordez au travail la place qui est la sienne, dans le processus de développement”, souligne-t-il. Non sans rappeler les vertus du travail. En effet, seul le travail libère. ‘’Chacun devra travailler pour manger. Tout homme qui ne voudra pas travailler sera libre de mourir de faim…’’, souligne Bakounine, (http://fra.anarchopedia.org). Mieux, pour les bailleurs de fonds, la Côte d’Ivoire a la solution de ses difficultés. “La Côte d’Ivoire n’est pas un pays pauvre, mais c’est un pays qui a des pauvres. Faisons en sorte que ce pays riche en potentiel et ressources n’ait plus de pauvres”, conseille Philipe Egoumé, le représentant-résident du FMI en Côte d’Ivoire. Des messages forts qui ramènent tous au travail. Ce qu’a bien compris le ministre.
Pourquoi soutenir le dsrp?
Au nombre des actions prioritaires du ministère d’Etat, ministère du Plan et du Développement, plusieurs d’entre elles ont connu un début de réalisation. Certaines sont en train d’être finalisées. D’autres par contre, sont toujours en attente, à cause de la situation du pays. Mais a priori, les difficultés que l’on peut qualifier d’apparentes n’ont pas altéré son ardeur de jouer pleinement le rôle qui est le sien, à savoir: Promouvoir les outils concourant au développement de la Côte d’Ivoire, rassurer les partenaires de la Côte d’Ivoire à travers le système des Nations Unies. Pour arriver au niveau actuel, Paul Antoine Bohoun Bouabré, affectueusement appélé ‘’BB’’, a dû faire montre de sa capacité, en étant à l’écoute de la population et surtout, en suivant les conseils du Présidente de la République, qui ne souhaite pas que les Ivoiriens souffrent davantage. C’est donc sur les conseils avisés de S.E.M Laurent Gbagbo que le ministre a fait montre d’une capacité intellectuelle, avec l’appui des différentes directions de son département, à savoir la Direction générale du Plan, Direction générale de la population et du Renforcement de la Capacité, Bureau national de la prospection, Direction de l’Amenagement du territoire et de l’Economie régionale, Direction du développement, Direction générale de l’Institut national de la Statistique, Direction des Affaires administratives et financières et l’Inspection générale. Toutes ces directions ont joué et continuent de jouer leur partition. Ce qui permet à ce département ministèriel d’être incontournable dans la politique de développement de la Côte d’Ivoire moderne de demain. Alors même ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, puis ministre d’Etat ministre du Plan et du Développement, à la suite de la formation du gouvernement Charles Konan Banny en 2006, personne n’eut cru en ce moment en la capacité de BB de faire de ce département, un ministère aussi puissant comme il l’est aujourd’hui. Devenu incontournable, de par sa position stratégique, le ministère d’Etat, ministère du Plan et du Développement joue dorénavant le rôle d’interface entre l’Etat de Côte d’Ivoire et les systèmes des Nations Unies (Pnud, Oms, Fao…). Comme il a si bien dit dès son arrivée à la tête de ce département, l’objectif premier était de ”donner à la planification, tout son sens”. Ce qui, jusque-là n’était pas le cas avant, bien que le ministère existe. Or, dans l’entendement de Paul Antoine Bohounn Bouabré, ce qui le motive de plus, son département est la clé de voûte du développement. Son champ d’intervention étant très vaste, il part de la politique nationale de la planification, à la recherche de moyens spécifiques et à l’action du développement. A ce jour, plusieurs chantiers de développement sont à l’actif de ce département, depuis la nomination de BB dont le DSRP (Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté). Celui-ci est réalisé en collaboration avec la Banque mondiale, l’Union Européenne, le Programme des Nations Unies pour le Développement et l’UNFPA (Fonds des Nations Unies pour la Population) et entre autres. Comme l’indique le nom, le DSRP est un document regroupant un ensemble de stratégies pour lesquelles l’Etat s’engage à adopter pour réduire le taux de pauvreté sur une période de six ans, allant de 48,9% en 2008 à 16,2% en 2015. Le document prend également en compte tous les aspects du développement et met en exergue les défis majeurs dans les secteurs tels que la paix, la sécurité et la gouvernance. Il prend aussi en compte, l’aspect de la création d’emplois, développement rural et de promotion du secteur privé et l’accès aux services sociaux de base. La mise en œuvre dudit document déjà approuvé par la Banque mondiale et ses partenaires, coûtera à l’Etat de Côte d’Ivoire la somme de 35,29 milliards de dollars US (17.645.037 milliards de FCFA). Servant désormais d’indicateur et une boussole de développement par les bailleurs de fonds, le DSRP retrace le niveau de pauvreté et des ménages en Côte d’Ivoire. Il fait partie des étapes qui doivent conduire la Côte d’Ivoire à la réduction de sa dette extérieure, dans le cadre de l’Initiative pour la réduction de la dette des pays pauvres très endettés (PPTE). D’où l’intérêt pour le ministère d’Etat, ministère du Plan et du Développement de sensibiliser les différents acteurs, à savoir les préfets, les maires et les présidents de conseils généraux qui sont en contact permanent avec les populations. C’est tout le sens du un séminaire le 25 et 26 septembre 2009 à Yamoussoukro. Où d’importantes décisions ont été arrêtées.
Les autres chantiers du ministère
En plus du DSRP, il y a d’autres chantiers importants qui attendent le ministre d’Etat, ministre du Plan et du Développement. Il s’agit entre autres du Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH), du retour la BAD (Banque africaine de Développement) à son siège initial à Abidjan, de la Loi Statistique. Le dossier sur le retour de la BAD est au centre des pourparlers entre les autorités ivoiriennes et les actionnaires de la Banque. S’agissant du RGPH, il convient de noter que depuis 1995, la Côte d’Ivoire n’a plus eu de base de données, en termes de nombre d’Ivoiriens ou d’étrangers vivant en Côte d’Ivoire. Quand bien même la volonté de corriger ces écarts existe, mais il se pose encore le problème de moyens. Pour faire face à cette situation, le ministère a engagé des discussions avec les bailleurs de fonds. Concernant la Loi statistique, les travaux vont bon train. Jusqu’à fin 2009, si les choses se passent bien, le ministère devra pourvoir boucler ce dossier. L’autre chantier du ministère d’Etat, ministère du Plan et du Développement, concerne le retour de la BAD (Banque africaine de Développement). Le départ de cette institution de la Côte d’Ivoire à la suite de la crise socio-politique a fait des victimes dans de nombreux foyers en Côte d’Ivoire. Délocalisée jusque-là à Tunis, les Ivoiriens attendent avec beaucoup d’impatience le retour de la Banqque sur les Bords de la lagune Ebrié. Depuis lors, les démarches entreprises pour en assurer le retour au bercail sont restées vaines. Mais, Paul Antoine Bohoun Bouabré qui est le gouverneur pour la Côte d’Ivoire, ne veut pas lâcher prise. Il en fait une de ces priorités pour 2009. Le ministre BB poursuivra les pourparlers avec les actionnaires de l’institution, comme il en a toujours fait, pour obtenir son retour à Abidjan, vu que les conditions sécuritaires tant décriées s’améliorent de jour en jour, depuis la signature de l’APO. Toujours au plan sécuritaire, le Conseil de Sécurité des Nations Unies est en phase avec intiatives entreprises par les autorités ivoiriennes. Récemment, il avait revu à la baisse l’indice d’insécurité en Côte d’Ivoire, ce qui rassure davantage la communauté nationale et internationale, et surtout les bailleurs de fonds. Pour témoigner de l’intérêt des Ivoiriens à l’égard de la BAD, la Côte d’Ivoire s’est portée candidate pour l’organisation des assemblées annuelle de ladite institution prévues en 2010. En clair, 2009 est très décisive pour le ministère d’Etat, ministère du Plan et du développement qui entend relever des défis majeurs, à savoir repositionner la Côte d’Ivoire sur l’échiquier international, de sorte à assurer les bailleurs à y venir investir davantage, gage de développement et de la lutte contre pauvreté. Ce qui va nécessaire contribuer à réduire le taux de la pauvreté (48,9%) qui est actuellement trop élevé. L’attaiente et la réalisation de ces objectifs implique nécessairement l’implication de tous les Ivoiriens.
Honoré Kouassi
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